Les Philippines : entre paradis du surf et tourisme de masse
Pourquoi les Philippines est une bonne destination de surf ?
Les Philippines, destination paradisiaque, entre plages de sable blanc, eaux cristallines, et spots de surf réputés internationalement comme Cloud 9. On y trouve des vagues autant pour débutants qu’expérimentés, il y en a pour tous les goûts.
Les Philippines, ce qu’il faut savoir
Situation géographique
Archipel de plus de 7 000 îles, les Philippines se situent en Asie du Sud-Est, coincés entre la Mer de Chine et l’Océan Pacifique. C’est principalement 11 îles qui représentent 95% du territoire. Chaque île a ses propres paysages, ses randonnées, son passé colonial et ses vagues !
On distingue 4 zones géographiques :
- l’île Luçon : accueillant la capitale, Manilla, on y visite de superbes rizières encore intactes (Banaue) et on y surfe (La Union)
- l’archipel des Visayas : ensemble d’îles très touristiques (Cebu, Bohol, Negros…) avec de la plongée, du tourisme asiatique de masse
- à l’ouest, l’île de Palawan : très belle île qui malheureusement commence à ^tre dénaturée par la construction de resorts aux nombreux étages. Un paradis cacgé Puerto Princesa et un spot de surf caché au nord de l’île
- l’île Mindanao : des spots de surf encore vierges de toute construction (contre quelques billets, partez à la découverte avec des surfeurs locaux), et au nord de l’île, Siargao, la Mecque du surf et un ensemble d’îlots, où le Island hopping se développe de plus en plus.
Développement touristique
Pour avoir vécu dans cet archipel, j’ai vu l’expansion touristique de masse détruisant des paysages paradisiaque. L’exemple le plus flagrant a été El Nido, sur l’île de Palawan, où des MacDo et d’énormes immeubles touristiques ont fait leur apparition, rendant les plages inaccessibles et privatives.
Toutefois, certaines îles sont merveilleusement bien protégées, et une certaine prise de conscience des locaux font que le tourisme devient plus responsable. Tour en pirogue pour voir les lucioles (et non en bateau à moteur), plongée dans des spots préservés pour sensibiliser… .
Comme tous pays en voie de développement, il y a des fléaux inéluctables, ainsi la drogue et la forte consommation d’alcool le soir sont bien présents. J’ai pu le voir lors de mon trek de 3 jours dans les rizières à Banaue. Pour ce type d’excursion, je vous conseille de vous faire accompagner pour 2 raisons : d’une part la sécurité et d’autre part, pour faire vivre le tourisme en payant un guide accompagnateur.
Concernant la drogue, elle est bien présente et facile d’en trouver dans des endroits comme Siargao. D’ailleurs, lorsque j’y étais, il y avait eu un règlement de compte entre propriétaires d’établissements hôteliers à cause de la drogue.
Les Philippins du Nord de l’archipel se stimulent en mâchant une racine orange, qui malheureusement provoque des ravages sanitaires (perte de dents, anxiété…).
Où surfer aux Philippines ?
Le surf sur l’île de Luçon
Facile d’accès, il faut atterrir à la capitale Manilla, et prendre un bus direction Baler, à l’est, ou San Juan La Union, à l’ouest. Moins connu que l’île de Siargao, le surf peut aller du débutant au engagé lors de la bonne période de houle.
Le surf à Siargao
La mecque du surf aux Philippines, hébergeant la fameuse vague tubulaire de Cloud 9. L’équivalent de Bali.
Les spots de surf cachés
Il y a de nombreux spots de surf encore vierges aux Philippines. Parfois juste un spot sur une île, parfois toute une côte à découvrir…
San Juan, la Union
La Union reconnue comme Capitale du surf du Nord des Philippines offre de jolis spots de surf avec une ambiance détendue. J’ai séjourné quelques semaines à l’auberge Circle, proche de la plage de San Juan.
La meilleure période est d’octobre à avril, l’équivalent de la période sèche, seulement dans le Nord de l’archipel. Toutefois, certains spots fonctionnent de manière constante toute l’année, mais s’adressant davantage à des débutants.
Les spots de surf à San Juan
Darigayos Beach est un spot légèrement plus au nord que San Juan. C’est un reef break facile d’accès. Attention aux rochers et aux algues qui peuvent stagner.
German sunset break est un beach break plutôt constant.
Urbiztondo Beach est également un beach break particulièrement facile d’accès où il est possible de trouver une location de boards.
Monaliza Point est un point break se montrant engagé. C’est une jolie droite sur laquelle j’ai eu de belles sessions en mi-marée. Attention au reef qui pardonne pas sur une sortie au plein bas.
Carrile point est un spot qui se situe à la pointe d’une avancée. Il y a de forts courants, et il faudra attendre la parfaite houle du sud ouest pour le voir fonctionner.
Siargao, le surf sur fond de cocotiers
J’ai passé 3 mois sur cette île, un mix entre fêtes et belles vagues de surf.
Siargao a été rendu « populaire » (à cause ou) grâce à un article paru en 1993 dans le magazine SURFER. Et par la suite, Cloud 9, la mythique vague tubulaire, a pris une envergure internationale s’inscrivant comme étape du World Qualifying Series en 2010 notée 5 étoiles.
Siargao, c’est :
- une eau crystalline et chaude toute l’année.
- du beau temps presque toute l’année mais une saison des pluies relativement intense avec beaucoup de typhons très souvent dévastateurs de mi-novembre à fin mars. La tour de Cloud 9 a d’ailleurs été ravagée plus d’une fois. J’ai expérimenté un petit typhon en décembre et une grosse saison des pluies en janvier avec des routes impraticables en scooter, beaucoup d’humidité, des RDC inondés, des coupures d’électricité, et des sessions de surf dans des ambiances apocalyptiques (beau mais bronchite assurée).
- du vent offshore entre septembre et octobre créant ainsi les conditions parfaites pour des vagues tubulaires puissantes.
- au sud, General Luna, c’est ambiance balinaise, des restaurants, des boites, des cafés et quelques jolis spots de surf (Cloud 9, Stimpy’s, Daku…), et
- au nord, Pacifico, mon coup de cœur, et Burgos, qui était en train de se développer quand j’y étais en 2021.
Les spots de surf de Siargao
À Siargao, au-delà de la beauté de l’île (dont le tourisme est en train de modifier le paysage), le surf est l’activité principale de l’île. Un véritable business à la balinaise.
Le surf, il y en a pour tous les goûts ! Beach break, reef break, shorebreak, au milieu de l’océan… . On peut différencier 2 endroits :
- le sud avec General Luna,
- et le nord à partir de Pacifico et Burgos.
General Luna, la plus festive des destinations surf
Un village devenu petite ville avec des bars, des soirées piscine, des nightclubs, des surfshops, quelques buffets locaux philippins qui persistent, et des spots de surf à portée de main !
Daiku surf spot
Daiku est le nom de la plus grande île face à General Luna. Le spot de surf se situe entre Siargao et Daiku, au milieu de l’océan. C’est une droite magique, mais qui est très prisée par les hôtels et les auberges (certainement dû à la facilité d’accès). Elle se surfe idéalement avec une hauteur d’épaule.
Pour y accéder, soit en autonomie, via l’embarcadère, soit directement auprès de votre hôtel / auberge. Il faut compter dans les 300 php par personne.
Cemetary
Sur google maps, il faut rechercher Cemetary Beach, de là, il y aura des pirogues pour vous emmener à Cemetary. C’est aux alentours de 150 php par personne. Avant l’apparition du tourisme de surf, les locaux s’y rendaient à pied, au plein bas. J’en ai vu encore le faire.
C’est une large bande de reef sur laquelle on y trouve des droites et des gauches. On y surfe à marée basse. Le niveau est intermédiaire. Attention au vent, le spot est complétement exposé.
Cloud 9
Cloud 9, Quiksilver et Jacking horse sont des spots accessibles en scoot, après General Luna, direction le Nord. Cloud 9 est la photo mythique avec cette tour en bois qui surplombe le spot. Détruite à chaque typhon, elle fait constamment l’objet de donation pour être construite tellement elle est mythique.
Cloud 9 c’est des vagues tubulaires overhead, du reef et des locaux au niveau très très élevé qui vous laisse les petits bouts quand les conditions sont parfaites.
Quikilver est aussi une vague de droite très complexe et technique. Accessible en partant à gauche de la tour. Idem que Cloud 9, quand les conditions à mi-marée entre 2 et 4m sont réunies, vous serez inexistants aux yeux des locaux.
Jacking Horse est quant à elle une droite douce idéale pour les débutants. Éviter le plein bas car c’est un spot de reef. À la mi-marée, avec une houle de 1m, profitez de petites vagues déroulent. Spot très prisé par les instructeurs.
Salvacion
C’est un spot un peu plus isolé, en dehors de General Luna. De par sa situation géographique, Salvacion aura moins de monde et moins de vent que les spots exposés, mais nécessitera plus de houle. C’est une jolie droite plutôt engagée en cas de houle de plus de 2m.
2 chemins pour y accéder. Soit par la wakepark soit après le pont Catagnan.
Rock Island
Je l’ai vu fonctionner à 4m, une bonne double head vague et c’est beau ! Cette vague de droite offre un drop très raide, une section à tube, une section qui déroule sur un décor d’énorme rocher abritant des cocotiers. Protégée du vent d’est, on y accède en pirogue après Cloud 9, à la fin de la Tourism road. C’est une droite engagée, qui se surfe en mi-marée (il est possible de surfer au plein bas mais le reef ne pardonne pas) avec de forts courants et une zone d’impact importante.
Stimpy’s
C’est la gauche que j’ai le plus surfé et qui m’a laissé de jolis « reef tattoos » ! On surfe de plein bas à mi-marée. Le plein haut peut fonctionner avec de gros swell. Moins engageante que Rock Island, les vagues déferlent, le courant est moins fort.
Le trajet en pirogue, comme pour Rock Island, se prend au même endroit et il faut compter 250php par personne.
Secret beach et Giwam surf spot
A secret beach, il n’y a plus que le nom qui est secret ! Ce sont des spots de surf qui se situent à l’ouest de General Luna. La route en scooter est hyper agréable et se fait bien. Ce sont des spots qui s’adressent à des débutants – intermédiaires ou pour des sessions plus chill en longboard. Ce sont des spots avec beaucoup de monde et les instructeurs n’auront aucun scrupule à jeter leurs élèves même si vous êtes sur la vague ! Giwan est un spot de reef, attention à la sortie en plein bas !
Quand aller surfer à Siargao
À Siargao, la saison des pluies est de novembre à mars. La saison sèche dure d’avril à octobre. La meilleure saison pour le surf est de septembre à novembre, et en avril. L’été, il y a trop peu de houle.
J’y étais en janvier et il y a encore de belles vagues, avec la possibilité de surfer des spots comme Cloud 9 (car accessible pour un niveau intermédiaire). Mais la pluie est omniprésente et j’ai chopé une bronchite carabinée.
Pacifico, Burgos, les spots de surf du Nord de Siargao
En scoot ou en moto, aller au nord de l’île était mon petit plaisir ! Podcast dans les oreilles, board sur le rack, Pacifico et Burgos étaient des zones de décompression après plusieurs jours à General Luna. Pas toujours de réseau internet, une offre de logement moins généreuse qu’à General Luna, des curry verts qui valent le détour, le Nord de Siargao, c’est des spots de surf pour un niveau plus avancé et une vie qui se vit au présent.
Pacifico
Pacifico est un petit village qui se développe beaucoup, extrêmement vite, avec l’arrivée d’un aéroport international. C’était mon petit coin de paradis, très peu de réseau, 1 curry vert à ne pas louper et quelques hôtels pas trop chers. C’est un beach break avec beaucoup de rame pour y accéder. La taille d’ailleurs peut vite évoluer à mesure que l’on s’y approche. Le courant est fort et les vagues plus engageantes que Cloud 9. On y surfe à mi-marée jusqu’au plein haut.
En remontant direction du nord sur la plage, il y a quelques vagues plus fun, proche de Bamboo resort.
Burgos
Je n’ai pas les noms des spots de surf. J’ai souvent pris mon scooter et roulé vers le nord, de l’autre côté de l’île. À chaque fois que je voyais des enfants avec des surfboards, je m’arrêtais et je tentais d’échanger quelques mots. Une paire de tongs, on traverse les cocotiers, et là des plages de sable blanc faisaient leur apparition, parfois avec de belles surprises.
Moins de courant et moins engageant que Pacifico, Burgos commence également à se développer, et j’y ai faite de magnifiques rencontres, dont Zenaida, une philippine qui se bat pour un commerce équitable !
Les Secret Spots de surf
Avec l’arrivée du tourisme de surf de masse et l’aéroport international, rares sont les spots qui sont encore secrets. En se baladant en scooter, et en observant un peu les abords de plage, on trouve encore quelques spots de surf vierges. Petits conseils, aller voir vers Caridad et Pilar, et en cas de très grosses houles, voire saturation des spots cités précédents, aller voir vers Tangbo 🙂 !
Où manger à Siargao
Siargao est un mixte entre culture locale et internationale. On trouve des restaurants et des cafés tenus par des américains et des européens avec au menu des pizzas, pasta, burgers et tout type de plats européens classiques. Les options veggie et vegan sont faciles d’accès, autant par les propositions des restaurants internationaux autant par les buffets locaux qui offrent des légumes.
La fourchette des prix est vraiment large. Il est possible de manger sur le pouce ou se payer un restaurant plus classe, voire semi-gastronomique. Personnellement, j’ai toujours mangé dans des restaurants locaux qui présentent leurs plats sous forme de buffet, et ce, pour quelques PHP.
À Siargao, Dawis et Catangnan Barbecue sont de bonnes adresses locales.
À Pacifico, j’ai toujours opté pour le curry vert de Lebron, un buffet restaurant parallèle à la route principale. Et bu du rhum par un bar tenu par des Français. Lolo’s bar, je ne sais pas s’il existe encore.
À Burgos, Zenaida prépare une glace à la coco dont elle garde la recette bien sécrète. Un délice ! Elle a ouvert un café sous le nom de Lokal, qui est également une boutique de produits locaux en circuit court.
Les spots encore vierges des Philippines
À Siargao, il faut aller faire un tour autour de Caridad et de Pilar pour trouver quelques spots de surf encore vierges (sans trop de touristes mais vous y trouverez toujours des locaux).
J’ai rencontré des surfeurs locaux et j’étais partie en expédition dans leur famille sur l’île Casulian. De là, on est parti explorer sur une pirogue les spots de surf autour des nombreuses petites îles.
L’ile de Davao, la côte est est à explorer. Voire même s’y attarder sérieusement.
Envie d’un break de surf ? Quoi faire aux Philippines
Les Philippines, c’est un ensemble d’îles magnifiques, ayant chacune des spécificités et des activités. Pour voyager entre chaque île, il faut du temps (bateau ou petit avion).
À Siargao, je vous recommande :
- Le wakepark, à quelques minutes en scooter de General Luna
- Les piscines naturelles de Magpupunkgo (entrée payante), y aller à marée basse
- Rouler en scooter vers Pacifico pour y voir la Coconut view
- La rivière de Maasin River, soit faire un tour de pirogue soit se jeter avec une liane
- Faire un tour en pirogue pour aller voir les lucioles en fin de journée. J’ai trouvé un local qui le faisait à Tigasao.
Dans le reste des Philippines, mes coups de coeur :
- Visiter Bohol, surnommée la Chocolate Hills
- Aller faire de la plongée à Cebu
- Faire une expédition de quelques jours à Banaue, mon coup de coeur infini
- Aller chiller quelques jours à Port Barton, petit village hyper rastafari, assez surprenant lorsque l’on voit le tourisme de masse qui s’installe à El nido.
Quelle est la meilleure saison pour surfer aux Philippines ?
La meilleure saison pour surfer aux Philippines dépend de la région. À Siargao, la saison idéale s’étend de septembre à novembre, avec des vagues puissantes et du vent offshore. Dans le nord, à San Juan La Union, la meilleure période va d’octobre à avril, pendant la saison sèche. En dehors de ces périodes, il est toujours possible de trouver des spots fonctionnels, mais la houle peut être moins régulière.
Quels sont les meilleurs spots de surf aux Philippines ?
Les spots de surf incontournables aux Philippines incluent Cloud 9 à Siargao, célèbre pour ses vagues tubulaires, San Juan La Union dans le nord pour son ambiance détendue et ses plages accessibles, ainsi que Pacifico, Burgos et General Luna à Siargao. D’autres spots moins connus se trouvent à Palawan, Baler et sur la côte est de Mindanao.
Peut-on surfer aux Philippines en tant que débutant ?
Oui, les Philippines offrent de nombreux spots adaptés aux débutants, notamment Jacking Horse à Siargao, Urbiztondo Beach à San Juan La Union, et Secret Beach près de General Luna. De nombreuses écoles de surf proposent des cours et la location de matériel pour tous les niveaux.
Les Philippines sont-elles une destination de surf sûre ?
Globalement, les Philippines sont une destination sûre pour les surfeurs, surtout sur les îles touristiques comme Siargao et La Union. Il est toutefois conseillé de rester vigilant, d’éviter les zones isolées la nuit, l’alcool et la drogue font des ravages, et de respecter les consignes locales. Attention également à la météo pendant la saison des typhons et à la sécurité dans l’eau (courants, reef, faune marine). Il y en a de plus en plus, et ils sont de plus en plus dévastateurs.
Quelle est la température de l’eau pour surfer aux Philippines ?
L’eau est chaude toute l’année aux Philippines, avec une température moyenne comprise entre 27 et 30°C. Un simple lycra ou un maillot suffit, surtout pour se protéger du soleil et du reef extrêmement coupant.
Les 6 incontournables Surf aux Philippines
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