Le Nicaragua, pays des (vagues de) gauches
Pourquoi le Nicaragua est la destination parfaite pour les amoureux du Surf ?
Aller surfer au Nicaragua, c’est (re-) découvrir des spots de surf presque vierges. C’est surfer des vagues allant de 1 à 5m qui ne saturent pas dans une eau à 27-28°. Et profiter de prix tout petit contrairement à ses 2 voisins, le Costa Rica et le Salvador.
Le Nicaragua, ce qu’il faut savoir
Situation géographique
Avant de raconter mon expérience de surf, un peu de géographie et de contexte. Le Nicaragua a 2 voisins directs, le Costa Rica et le Honduras, et Managua comme capitale. Nicaragua signifierait « Ensemble avec l’eau ». En plus d’être entouré par les océans, on y trouve le plus grand lac d’eau douce d’Amérique centrale, le lac du Nicaragua, où de charmants requins bouledogue logent ! Ce lac héberge une île volcanique, Ometepe, qui fait face à 2 volcans dont 1 encore actif. C’est d’ailleurs une île avec une bonne ambiance « healthy hipster hippie », parfaite destination pour un break entre 2 destinations de surfs.
Par ailleurs, Léon, bastion de la rébellion contre les États-Unis colonisateurs, et Granada sont également des destinations intéressantes pour un « city break » de par leur richesse historique. Quant aux plages, attention aux idées pré-conçues…c’est du sable noir, donc ton joli maillot bleu pétant va plutôt finir noir foncé !
Le Nicaragua, une dictature
Alors oui c’est une dictature et non on ne va pas minimiser ce point. Sans rentrer dans des aspects politiques et décisions d’autorité, au quotidien, en tant que gringos, on n’a jamais senti d’insécurité, ni de stress. Bien au contraire ! La pauvreté est là, on vit les choses simplement, mais les sourires sont sincères. Les locaux sont hypers cools et ils ne nous voient pas comme des vaches à lait. On a toujours voyagé en transport en public, le jour ou très tôt le matin. Le seul trajet en taxi nous a coûté plutôt cher (60$) depuis l’aéroport -> El transito. Il est aussi possible de louer une voiture mais on a pas testé. On a également rencontré beaucoup de voyageurs qui parcouraient l’Amérique centrale en moto et aucun ne nous afait de mauvais retours.
Où surfer au Nicaragua ?
Littéralement, toute la côte est surfable ! En plus des spots connus, de nombreux locaux et gringos expatriés nous ont mentionné des spots de surf secrets, accessibles uniquement en moto ou 4×4. Comme nous voyagions en transport public, on s’est contenté de faire 3 spots accessibles en bus : El transito (le plus proche de la capitale), Popoyo et le nord avec Aposentillo qui héberge la fameuse vague shorebreak The Boom.
El Transito, mon coup de coeur
El Transito c’est une petite perle cachée. Plus pour très longtemps. C’est à 1h en taxi de la capitale et 3h en bus. À noter que la plupart des capitales en Amérique centrale ont 2 stations de bus selon si vous allez dans le sud ou le nord du pays. Les stations de bus sont dans 90% des cas dans le « mercado » de la ville.
De la capitale Managua à El Transito
Soit le taxi privé, de l’aéroport, il faut compter environ 60 dollars avec le board bag inclus, soit prendre 2 bus publics. Et lorsque l’on veut partir d’El Transito vers la capitale, tous les matins à 5h et 6h, il y a un bus qui part du centre du village, à côté de The Net (indiqué sur google maps), 5 min d’arrêt seulement !
Exemple d’un trajet au départ de El Transito vers le sud du pays, Popoyo
Le trajet a été long et fastidieux :
- 1 bus de El transito à 6h du matin, direction El mercado Israel Lewites, Managua (100pesos / p.p.)
- Arrivée à l’ouest de Managua, il a fallu prendre le taxi avec le coffre ouvert et les boards qui dépassaient vers le mercado Huembres dans l’est de la capitale (200 pesos pour le taxi) puis
- un bus de mercado Huembres à la ville de Rivas (100pesos / p.p.) puis
- du mercado de Rivas à Popoyo en « taxi commun » (dès que la voiture est pleine, on part, c’est plus cher qu’un bus mais moins qu’un taxi individuel -1000 pesos pour le trajet).
El transito, c’est 3 spots de surf :
- Playa Pistol au Nord : c’est le spot de surf des locaux. Ca marche de bas à mi-marée
- Playa central : droite et gauche. Reef et beach break.
- et au sud la Punta
El Transito, c’est des gauches et des droites mais principalement de belles gauches qui creusent de légèrement (plage centrale) à engagées (Pistol). Quelques images et vidéos des plages du Nicaragua à notre arrivée.
Quand surfer à El transito ?
De novembre à mars, la période est bonne pour le surf. À noter, que de janvier à mars, ca souffle les après-midi, mais on a quand même eu de belles sunset sessions en janvier. On surfe de marée basse à mi-marée. La houle rentre moins qu’au Costa Rica et Salvador. C’est un fait mais ca reste du surf engagé avec peu de monde !
Quoi faire à El Transito ?
Peu de resorts, une vraie ambiance village et des spots de surf tout niveau à l’ambiance layback et plutôt sportive. Mais ça construit…
Dans le centre, face à l’océan, le restaurant du midi ANCLA est un incontournable, entre 200 et 250 pesos pour du poisson frais. Le soir, l’hostel Free spirit organise des soirées (ambiance américaine, spring break). Quelques cafés pour télétravailler ou chiller (Oso et Surf Coffee).
Pour les logements, on a dormi à Bananoz. Hyper calme, ce qu’on voulait. Et pour les courses, la Tienda Mattew propose l’essentiel. Pour les fruits et légumes, il faut guetter les camions qui passent tôt le matin. Chaque camion a sa propre marchandise et ses propres prix ! À savoir que dans les grandes villes, tout s’achète au Mercado central.
À ne pas manquer : Les pains sucrés de Joa livrés à la tienda Mathew dans un petit plastique jaune. Observer les barques des pêcheurs qui arrivent à grande vitesse du large sur le sable à 6h du matin et l’inverse lorsqu’ils partent en mer à 17h. Et leur acheter du poisson frais pêché dans la nuit à leur arrivée !
Ce qu’on a détesté : la pêche à la dynamite n’est pas encore totalement interdite contrairement à Popoyo :/ et les sachets en plastique à usage unique qui servent à absolument tout mettre.
Popoyo, du débutant au plus engagé
Les spots de Popoyo
Popoyo c’est 2 larges bandes de sable séparées par Magnific Rock.
- De Magnific rock à Playa Santana, au sud, c’est environ 1km
- et 1km aussi de Magnific rock à Guasacate, au Nord.
Il y en a pour tous les goûts ! Mais la marche entre chaque spot est longue, choisissez bien l’emplacement de votre logement. J’ai surfé au sud Playa Santana, qui est un spot plutôt engagé, pas beaucoup de fond, shorebreak/ beachbreak, droite / gauche. C’est le spot des locaux, sans leash, sans wax, des petits jeunes qui envoient des airs et des 36 sur 50cm.
Plus au sud, il y a Playa Rosada, une gauche qui tube. Pas surfé. En janvier, il n’y avait pas assez de swell.
Entre Santana et Magnific Rock, en janvier, on avait pas non plus assez de swell pour surfer le beachbreak. Ensuite, on arrive à Beginner’s bay qui peut offrir de belles gauches idéales pour les longboards, à mi-marée.
Juste avant le spot de la mythique vague de Popoyo, il y a un reef break. Je l’ai vu fonctionner sur le descendant, de magnifiques longues gauches pour longboardeurs. Ensuite la fameuse vague de Popoyo, longue en gauche, et qui est creuse et courte en droite. Bonnes vibes californiennes et canadiennes sur cette vague. On s’encourage, on se salue, on aime ! Outreef est le spot avant la rivière. C’est autant une droite qu’une gauche. Longue. Shortboard. Une vidéo réel d’instagram pour montrer quelques vagues. Après, on arrive sur Guasacate, un long Beachbreak.
Quand aller surfer à Popoyo
D’avril à octobre, c’est la pleine saison. Une eau de 25 à 28°.
De janvier à mars, c’est la saison des petites et moyennes vagues avec un vent des Caraibes qui passe par la Colombie, le Papagayo qui peut être très fort en après-midi qui s’installe réellement en février. C’est Christophe, le shaper français de Pures Lines qui nous a tout expliqué. Pas toujours off-shore. On y était en janvier, y a eu de belles sessions au spot Popoyo allant jusqu’à 2mètres.
Quoi faire à Popoyo
Popoyo se divise en 2 parties. Le sud de Magnific rock à Playa Santana :
- Popoyo Republic, un bar tenu par 2 français, parfait pour les sunsets. Soirées à thème, live band, supers plats.
- Malibu surf eco resort et Costa oeste, parfait pour télétravailler au bar
- Pour les soirées, il faut regarder les instagrams des beach resort.
- Concept store très mimi construit tout à la main Beija Flor.
- Il n’y a pas de village à proprement dit, ce sont des beach resorts construits ca et là.
Le nord, tout le long du côté de Guasacate :
- une rue principale
- un petit tienda avec l’essentiel
- un shaper français Pure Lines qui est en couple avec une californienne qui tient le surfshop.
- Des restaurants et resorts qui proposent chaque soir une activité / plat typique…
Pour une escapade hors Popoyo d’une journée
Avec une moto, il y a des spots de surf accessibles aux alentours. Discutez autour de vous pour les découvrir 😉 Et plus au nord, le village d’Asentillo est à visiter. Pour 3 raisons :
- son association de femmes qui réalisent de superbes sacs en recyclant les sachets plastiques ramassés sur les plages.
- un italien complétement farfelu est en train de construire une maison.. Peintures baroques extravagantes, architecture atypique, vue océan du 3e étage. En discutant avec un voisin d’en face, nous avons rencontré le gardien. En échange de quelques pesos, il pourra vous faire la visite.
- une plage vierge avec de belles vagues quand le swell est relativement fort.
Direction le Nord du Nicaragua
Pour s’y rendre, il faut passer par Léon* et Chinandega si on vient de Managua, ou par Posoti en venant du Salvador, par l’océan. Aposentillo est le nom de la ville et The Boom, le nom de la vague mythique. Aposentillo est juste une grande terre avec des resorts. C’est un beachbreak et un pointbreak qui toutefois n’a jamais fonctionné lorsque j’y étais (fin janvier / début février). Le village s’appelle Asseradores. Village typique, très simple, avec quelques bars, un billard, des maisons en tôle où vivent cochons et chiens sous le même toit. On y trouve des pêcheurs, du poisson frais, des sourires, des stands de popsicle elote (sucette d’épi de mais) et des galettes de mais cuites au four dans les jardins des locaux.
Où surfer à Aposentillo ?
On surfe à marée basse dans le nord. L’après-midi, il y a souvent du vent.
Les spots de surf du nord autour de Aposentillo sont :
- The Boom, la vague shorebreak mythique, très engagé. Elle creuse et casse sur le sable, juste en face de l’hôtel Amaru.
- La punta de la isla, accessible uniquement en barque. Il faut compter entre 60 et 90$ par sortie. Demandez Macnerie dans le village, il propose des sorties aux surfeurs hors resorts.
- Coco Loco, accessible en moto ou 4×4, sacré belle gauche, et peut partir en droite quand le swell est généreux.
- Nahualapa’z est le spot qui fonctionnait à merveille. Droites et gauches, mi-marée, beachbreak et pointbreak. À la fin de la session de surf, une partie de fléchettes s’impose à Tapas & Surf. Un landais s’est installé et propose des cabanes juste derrière, El Jardino secreto.
Entre The Boom et le nord du pays, d’autres spots de surf, plutôt très vierges, sans réel village, sont à découvrir. *D’ailleurs, Léon vaut largement le détour. Ville typique, bastion de la révolution sandiniste, révolutionnaires qui se sont battus contre la colonisation des États-Unis. Grand marché avec cantines typiques, parcs avec artisans locaux, graffitis retraçant l’histoire des Mayas et les colons. Salle de billards, jeunes qui jouent avec les pigeons. Le toit de l’Église se visite. À faire absolument au coucher de soleil.
Une vidéo qui retrace les spots de surf du Nicaragua et Salvador
Comment se rendre au Nicaragua ?
Depuis la France, plusieurs options sont envisagées pour s’y rendre :
- Voler en direction du Costa Rica (qui offre plus de vols), choisissez la ville de Liberia, qui se situe au Nord du pays et ensuite prendre un bus en direction du sud du Nicaragua. Astuce : pour les sudistes de France, il y a régulièrement des vols depuis l’Espagne qui fait économiser quelques centaines d’€.
- Autre solution : passer par les USA (l’Esta est obligatoire même en transit) puis, en général le Guatemala.
Quelle est la meilleure saison pour surfer au Nicaragua ?
La saison sèche, de novembre à avril, est idéale pour les débutants avec des vagues plus petites et régulières. J’y étais tout le mois de janvier, et les conditions sont fun mais pas engagées. La saison des pluies, de mai à octobre, offre des vagues plus grosses et puissantes, parfaites pour les surfeurs expérimentés. Le Nicaragua bénéficie de plus de 330 jours de vent offshore, garantissant des conditions de surf excellentes presque toute l’année, le vent est surnommé le Papagayo.
Le Nicaragua est-il une destination sûre pour un surf trip ?
Oui, le Nicaragua est globalement sûr, surtout dans les zones touristiques comme Popoyo et San Juan del Sur. Il est recommandé de suivre les conseils locaux, d’éviter de conduire seule la nuit, et de rester vigilant dans certaines régions moins fréquentées.
Y a-t-il des écoles de surf au Nicaragua ? Où les trouver ?
Oui, de nombreuses écoles de surf sont présentes à Popoyo, San Juan del Sur et Los Clavos. Elles proposent des cours adaptés à tous les niveaux, avec un bon choix de boards. Il y a aussi beaucoup de surfcamps proposant des formules tout inclus. Tu peux aussi partir de France avec un guide comme Tengo Frio qui propose des voyages organisés.
Quelle est la température de l’eau pour surfer au Nicaragua toute l’année ?
L’eau est chaude toute l’année, avec une température moyenne entre 26°C et 29°C, ce qui permet de surfer en maillot de bain ou shorty léger.
Quels types de vagues peut-on trouver au Nicaragua ?
Le Nicaragua offre tout type de vagues : beach breaks, reef breaks, point breaks, pour tous les niveaux. Les spots comme Popoyo proposent des vagues tubulaires puissantes, tandis que d’autres spots sont plus accessibles aux débutants. Il faut savoir que le Nica est le pays des gauches, comparativement à sa petite soeur, le Salvador réputée pour ses vagues de droites.
Faut-il apporter ses propres planches de surf au Nicaragua ?
Il est possible de louer des boards sur place, mais le choix peut être limité comparé à d’autres destinations. Si tu as des boards spécifiques ou préférées, il est conseillé de les apporter. Autrement, tu peux en premier lieu aller à un spot comme Popoyo pour en acheter et ensuite partir explorer le pays.
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